Voyages au crayon pour rire

Illustrations, anecdotes des événements en voyage ou d'actualité. En Rando, c'est souvent 1 jour 1 dessin. Entre les voyages c'est l'actu qui peut être le sujet de sourire !

Derniers posts

Après les applaudissements, maintenant il faut les soutenir.

Publié le 15/06/2020, par ddrzy, dans actu,

Mardi 16 juin Manifestations nationales : Soutenons les revendications des soignants.

Pour que le SEGUR de la Santé ne se termine pas en comité "Théodule", c'est le moment de soutenir nos soignants et les revendications des Hopitaux. Mardi journée nationale de manifestations des Hospitaliers, partout en France, à Annecy, à 10h devant l'hopital ou à 14h devant la Préfecture.

 


Retour à la machine à Cafés

Publié le 3/06/2020, par ddrzy, dans actu,

Ca y est, le déconfinement est en marche, les DRH préconisent de plus en plus l'arrêt du télé-travail et le retour dans l'entreprise. Enfin donc, le retour à la Machine à Cafés ! Et maintenant avec la ré-ouverture des cafés, on va même retrouver les discussions de "café du commerce".

- Alors ! ce confinement ! t'as fait quoi ?

- Ben 

- l'école aux mouflets, math et français

- la peinturlure sur les portes et volets

- et, bien sûr, la cuisine, Euh ! Bonjour les bourrelets !!!


PASTIS de Marseille

Publié le 9/05/2020, par ddrzy, dans actu,

Bien sûr, vous l'attendiez avec impatience, mais ça y est, les autorisations sont là, et en avance sur le Déconfinement.

En évolution directe du modèle "Peste de Marseille", nous avons créé le masque "Pastis de Marseille", avec une paille en inox garanti, lavable en machine illimité.

Permet de boire le pastis entre amis sans distanciation et sans enlever son masque, y compris sur le Vieux port.

Petite série de fabrication locale. 


Dé-confinement

Publié le 7/05/2020, par ddrzy, dans actu,

Bientôt le 11 mai.

Pas si simple, il va falloir s'équiper de masque, lequel choisir, quelle couleur pour aller avec la petite robe (!), c'est le nouveau petit "bikini" de l'été 2020 !

Il va falloir apprendre à parler derrière cette barrière, et qui fait de la buée sur les lunettes. Vous vous voyez répondre :

- "Eh ! ne me parle pas sur ce ton !"

Et pour les sourds, comment vont-ils pouvoir faire de la distanciation ?

Finalement, est-ce que l'on va en regretter le confinement ?

La Peste de Marseille, 1720, c'est 90 à 120.000 morts dans toute la Provence, sur une population de 400.000 habitants. A Marseille, c'est entre le 1/3 et la moitié de la population qui est décimée ! On ne savait surement plus où se confiner !

C'est toute la Provence qui est mise en quarantaine, avec un mur en plierres sèches de plusieurs kilomètres avec guérites, surveillé par des soldats, pour protéger le Comtat Venaissin. Le mur des Pestiférés, encore visible du coté Cabrière d'Avignon (L'Isle-sur-la-Sorgue).

 


Retour !

Publié le 3/05/2020, par ddrzy,

Pour conclure, un poème, appris autrefois par cœur, et tellement d’actualité ! 

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestui là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son aage !

Quand reverray-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverray-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m’est une province, et beaucoup d’avantage ?

Plus me plaist le séjour qu’ont basty mes ayeux,
Que des palais Romains le front audacieux ;
Plus que le marbre dur me plaist l’ardoise fine,

Plus mon Loyre Gaulois, que le Tibre Latin,
Plus mon petit Lyré, que le mont Palatin,
Et plus que l’air marin la douceur Angevine.

Joachim du Bellay, 'Regrets' (1558)

Un recueil de près de 200 sonnets, parmi les premières poésies en langue française, il y a moins de 500 ans, Ad lectorem, l'avertissement au lecteur, à l'époque, est encore écrit en latin, pas si vieux :

Nous t'offrons ce petit livre,

Qu'il t'apporte une saveur de fiel et de miel en même temps

le tout mêlé de sel !

S'il doit être agréable à ton palais

Viens ici en convive, c'est pour toi que ce repas a été préparé.

S'il te déplaît, tant pis, va-t-en, il n'est pas fait pour toi.

(Traduction libre, merci Sarah)

Merci pour vos gentils messages. C'est vrai ce pèlerinage imaginaire a été pour moi une sympathique découverte. Si, en plus, il vous a intéressé, c'est super, j'en suis très heureux.

Et la suite, bonne idée, c'est vrai que le confinement risque de se prolonger encore !! Benoît m'a trouvé une nouvelle aventure : Mike Horn, « Conquérant de l'impossible », le tour du Cercle polaire Arctique, ça a l'air passionnant, sans doute plus difficile à documenter à distance !! pas sûr que je sache l'illustrer ! Et diificile de s'identifier au personnage, ou à l'exploit !!!

Par contre, avant le début du confinement, je préparait une exposition sur la guerre 39-45, « Vue du village de Naves », pour le 8 mai !! Bon d'accord, je ne serai pas prêt, mais il faut que je me remette au travail. Je peux vous en raconter certains chapitres. Interressant, mais, bien sûr, beaucoup moins drôle !!! 

A bientôt


Camino Frances 32e jour

Publié le 1/05/2020, par ddrzy,

32ejour – O'Pedrouzo – SANTIAGO - 20km

Dernier jour, puisque l'on a fait étape à O'Pedrouzo, il nous reste 20km. A Santiago, la messe des pèlerins est tous les jours à 12h, il faut donc partir de bonne heure, au plus tard à 7h. Le petit déjeuner sera vite avalé, et les visites touristiques abrégées.

Hier nous avons vu l'église paroissiale de Sainte Eulalie, avec un campanile, qui nous change des clocher mur, et à l'intérieur, un cœur en énorme coquille St Jacques qui abrite le maître-autel, déco récente suite à un grave incendie de 1896.

En chemin, il nous faudra contourner l'aéroport de Santiago pour atteindre Lavacolla. Là, les pèlerins devaient se laver dans la rivière, d'où son nom. Une église assez semblable à celle de Sainte Eulalie, au milieu de son cimetière, constitué exclusivement de murs de caveaux en élévation. Elle est dédié à San Païo (San Pelayo ou saint Pelage), beau jeune homme galicien de 14 ans martyrisé en 925, par Abd Al-Rahman III, calife de Cordoue.

 

Bientôt le Mont San Marcos, dénommé par les pèlerins Monxoï, mont Gaudii, ou encore monte do Gozo, le mont de la joie. Dans tous les pèlerinage, les pèlerin nommaient ainsi, le premier point d'où on pouvait apercevoir le sanctuaire but du pèlerinage, synonyme d'accomplissement. Là un « affreux » monument d'un artiste contemporain commémore la venue de Jean-Paul II au JMJ d’août 1989 !Ensuite c'est la descente sur Santiago (reste 5km).

On pose tout de suite le sac à la pension, puis direction le bureau des pèlerins, pour présenter la crédencial et obtenir le diplôme qui dira « je l'ai fait », la Compostella. Sur la Plazza del Obradoiro (l’œuvre d'or), face à la cathédrale, les pèlerins arrivent en nombre, les réactions sont diverses, les épuisés qui s'affalent par terre, les pieux qui baisent le pavé comme le pape ou se mettent en prière, les exubérants qui sautent de joie comme s'ils venaient de réussir le baccalauréat !!

Il est temps de se rendre à la messe des pèlerins. En mot d'accueil, pour leur souhaiter la bienvenue, le célébrant citent tous les pèlerins arrivés depuis 24h, leur nom, pays et lieu de début du chemin.

La fameux botafumeiro, un énorme encensoir de 1m50 de haut, de près de 100kg, chargé de charbon et d'encens, lancé en pendule au bout d'une corde de 20m, il atteindrait la vitesse de 68km/h ! Son action initiale était de purifier l'air de cathédrale, suite à la présence d'un trop grand nombre de pèlerins !!( en sommes pour ceux qui ne se seraient pas bien lavés à Lavacolla) Actionné pour les grandes fêtes religieuses, et pour la Saint Jacques quand elle tombe un dimanche, il est, depuis 2013, lancé tous les vendredis de l'été, à la messe de 19h30.

Visite de Santiago, repos et peut-être pour les plus courageux prolongation jusqu'au bout de la terre : Finistere, face à l'Atlantique. Sinon, retour en train ou en avion, dans la civilisation du quotidien. Bonjour la sérénité ou la dépression !

 


Camino Frances 31e jour

Publié le 30/04/2020, par ddrzy, dans Rando,

(Désolé, pour ce nouveau retard à publier, est-ce le paradoxe de Zénon, qui nous empècherait d'atteindre le but ??)

31ejour – Arzua – Lavacolla – 29km

Nouvelle étape de campagne, alternance de cultures et de forêt. De plus en plus d'eucalyptus. On n'a pas l'habitude de ces grands crayons à l'écorce décharnée. C'est au XIXe siècles que l'eucalyptus est arrivé en Europe.

C'est un religieux galicien qui rapporta des graines d'Australie, ou il avait été missionnaire. Dans la forêt près de Viveiro, on trouve les plus vieux spécimen, le celèbre « avo » (grand-père), 67m de haut, et 10m de périmètre. Aujourd'hui, l'eucalyptus est cultivé en grandes plantations pour la filière pâte à papier.

En route nous ferons halte à l'ermita de Santa Irene, une jolie petite chapelle au milieu des chênes, curieusement on y fête, tous les ans, la Saint pierre, le 29 juin, plutôt que la Sainte Irène. Mais quelle Sainte Irène, la statue du retable baroque porte la palme des martyrs, Wikipedia en recense 11, dont 6 martyre des IIIe et IVe siècles, mais également Irène de Tomar martyre du VIe siècle, vénérée au Portugal et en Espagne, celle-ci probablement. Ici, à l'ermita on trouve aussi la fontaine de la jeunesse éternelle, quiconque se lave dans son eau restera toujours jeune. On dit qu'elle apaise les enfants qui n’arrêtent pas de pleurer. Aujourd'hui, elle désaltère surtout les très nombreux pèlerins de passage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous ne sommes plus qu'à 2km de O'Pedrouzo, petite bourgade animée, pizzerias, boutiques souvenirs, hôtels et albergues. Une capacité d'hébergement de 500lits, nous sommes à 20km du départ, beaucoup s'arrêtent là, alors qu'à Lavacolla, il n'y a qu'une albergue de 34lits, ce sera plus calme ! Mais selon le monde et l'heure, il faudra être prudent, car s'il n'y a plus de places à Lavacolla, il faudra pousser encore un peu plus loin, vers Monte de Gozo, pour 5km, là, la capacité est maximum, 1000 lits. Mon Dieu, le calme !!!!

L'avantage de faire étape à O'Pedrouzo, ça équilibre l'étape du jour avec celle de demain, à 20km chacune, et on sécurise son hébergement, sans se faire envoyer encore un peu plus loin, foule pour foule ! C'est dit, nous passerona à lavacolla demain.


Camino Frances 30e jour

Publié le 28/04/2020, par ddrzy, dans Rando,

30ejour Palas de Rei – Arzua – 29km

Dans la Galice humide.

Ce matin, il pleut. Difficile d'y échapper, tous les pèlerins ont sorti le poncho, au moins le protège-sac. J'ai même vu une pèlerine avec le poncho et le parapluie ! Ah, pour ça, la campagne est verdoyante, de charmants petits ruisseaux coulent un peu partout. De vieux ponts romains nous permettent de les franchir, ou parfois seulement des constructions sommaires en pierres plates, dites en pierres sèches (!), mais submersibles. Les chemins peuvent aussi en devenir boueux, dans ces cas là, ils peuvent être doublés de pierres plates en passe-pieds ! Toute cette humidité, la mousse sur les arbres, quelques brumes qui couvrent les mares, l'éclairage, on chemine au pays des elfes !

A la rencontre des villages, toujours un riche patrimoine à visiter. Notamment Leboreiro , village médiéval, et sa Vierge des neiges, Melide, avec l'église Santa Maria, église romane du XIIe, très simple, une seule nef en abside, des chapiteaux aux sculpture naïves, une déco intérieure XVe riche en couleurs, et un maître-autel qui daterait des Goths. Dans la voûte au-dessus de l'autel, la Sainte Trinité, pas si souvent représentée dans nos églises, Dieu en trois personnes, notre amie Alix nous explique ainsi la Trinité : « Dieu est partout en trois dimension. Regarde autour de nous, l'horizon immense, la nature, c'est Dieu le Père. Toi, moi, les pèlerins, c'est Dieu le Fils, frère de tous les hommes, habitants dans tous les hommes. Et la voix de ta conscience, le Dieu intérieur, c'est le Saint-Esprit. »

A Mélide, c'est aussi la jonction avec le Camino Primitivo. C'est le chemin qu'aurait parcouru le roi Alphonse II, dès la découverte du tombeau de l'Apotre, pour en attester l’authenticité et ordonner la construction de la Cathédrale. Le Camino vient d'Oviedo, et sert aussi de raccourci aux pèlerins du Camino Norte. La densité de pèlerins sur le chemin augmente encore.

Si ces deux avant-dernières étapes de 29km, paraissent un peu longue on peut toujours équilibrer avec la dernière qui ne fait que 10km, et tous les villages traversés comportent des albergues, comme Melide ou Boente.


Camino Frances 29e jour

Publié le 26/04/2020, par ddrzy, dans Rando,

29ejour Portomarin – Palas de Rei – 24,5 km

Étape de campagne, des petites églises à clocher-mur, comme d'habitude, le chemin flirte avec une route et de longues parties en foret. Nous côtoyons beaucoup plus d'Horréos. Moins de vigne, la polyculture traditionnelle, en petites parcelles, pomme de terre, maïs, élevage bovin, pomme, vin. Cependant une agriculture plutôt en déclin.

Dans les forêts, on trouve les chênes, pins, châtaigniers, et les eucalyptus, mais pas de chance nous n'avons pas vu de Koala, par contre l'odeur de l’eucalyptus est très caractéristique. Elle peut être très prégnante et « agresser » certains marcheurs au passage. Pourtant, c'est un très bon remède contre le rhume, la rhinite, la sinusite, la bronchite ou encore l'état grippal, pour sa vertu antiseptique. Il sert aussi à combattre l'asthme et peut être utilisé pour désinfecter les plaies.

Au passage, à la sortie de Ventas, une petite chapelle de pierres roses, pour changer du granit gris, consacrée à Marie madeleine. Vers Ligonde, un calvaire en granit, presque breton.

A l'arrivée à Palas de Rei, pas de trace du palace d'un roi. On parle cependant d'un roi Goth !

Par contre on peut faire une visite à l'église San Tirso, serait d'origine du XIIe, seul en subsisterait le portail roman, arc plein cintre. Ce qui peut aiguiser notre curiosité c'est bien son nom, San Tirso ?

C'était un diacre, originaire de Smyrne (Grèce), au IIe siècle, envoyé à Lyon, mort en martyr. On aurait dû le rencontrer, déjà, à Salagun, une très belle église en brique. Il a aussi une église à Oviedo, sur le Camino Primitivo (sur le chemin du nord), En français, c'est saint Thyrse, pas très répandu comme prénom ! Photo : la statue de San Tirso avec la scie qui devait le couper en deux, et la palme des martyres.

 


Camino Frances 28e jour

Publié le 25/04/2020, par ddrzy, dans Rando,

28ejour Sarria – Portomarin, 22,5km

Ce matin, petit crachin, c'est normal, quand je vous dis que cela ressemble à la Bretagne, climat océanique. Ce n'est pas qu'il pleut tous les jours (ou presque), mais il fait soleil aussi, presque, tous les jours. Ce n'est qu'une question de proportions. Y a des jours avec plus de pluies, des jours avec plus de soleil. Il faut savoir apprécier, et peut-être avoir un imper pas loin !

Tiens, il y a une église Saint André pas loin, allez, ça mérite le détour, 3-4km de plus, ça tient. Une petite église curieuse au milieu du cimetière, à l'envers par rapport à l'entrée ! Un clocher-mur à 2 cloches. Le cimetière est curieux aussi pour nous, les morts ne doivent pas aimer à avoir les pieds mouillés, pas une seule tombe en pleine terre, des murs de caveaux hors sol !

 

Bon maintenant, il faut rejoindre le Camino, par Biville et Morgade, Bientôt c'est la borne 100km. Malheureuse borne, toute taggée, on voit que la population du « Chemin » a changé. Dommage. On file.

 

En 1956, la population de Portomarin a subi le même traumatisme les habitant du petit village de Tignes, la création d'un barrage sur le rio Mino, qui a noyé toute la ville, en basse eaux on peut apercevoir le pont ancien et les ruines d'autrefois. Les monuments les plus importants ont été démontés pierre par pierre et remontée dans la ville nouvelle. On peut voir encore les numéros sur les pierres de San Xuan-Saint Nicolas. Une église-Forteresse très imposante. Il faute prendre le temps d'en faire le tour, les portails comportent des sculptures tout à fait étonnantes.

Il faut savoir qu'autrefois nos églises étaient toutes peintes, la demeure de Dieu devait être plus belle que les chaumières des paysans, même les temple grecs étaient peints de couleurs vives. Las, les matériaux et les pigments n'ont pas tenu le millénaire, et nos architectes des monuments historique ont décrété la pureté de la pierre "nue", et du crépis cimentgris, attristant à jamais nos petites églises pauvres, car, bien sur, les artistes de village n'étaient pas des Michel Ange, ni leur fresques des chefs-d’œuvre !

Malgré les vignes plantées alentour, Portomarin n'est pas célèbre pour son vin, mais pour son eau-de-vie, du marc de raisin, c'est l'augardante, l'occasion d'en faire une grande fête tous les ans le dimanche de Pâques, animée comme il se doit par des groupes folkloriques de musique celtique. Quand je vous dis que les bretons ne sont pas dépaysés !! Y a même les cornemuses.


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